J'ai découvert un festival insolite au cœur de la Dordogne
- Jules Bichet

- 28 juil.
- 2 min de lecture
J’y suis arrivé un peu par hasard, comme souvent les meilleures choses. Une virée en Dordogne, une envie de calme, de campagne, d’un village avec un clocher, un champ, des ombres d’arbres. Et puis, à un croisement, un panneau peint à la main « Festival des épouvantails ». J’ai souri. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que le mot épouvantail a quelque chose de maladroit, de poétique, de presque humain.

Un festival d'une tendresse mi-paille mi-humaine
Un festival qui a lieu chaque été depuis 1999 à Meyrals à 20 kilomètres de Sarlat-la-Canéda. Cet endroit a le don d'étirer doucement les journées des habitants et des curieux. On y retrouve une fanfare, des jeux pour enfants de tout âge, des expositions de dessins et de photos dans une vieille grange. Des cuivres joyeux, des enfants qui tapaient dans les mains, un vieux monsieur qui s’est mis à danser en levant les bras vers le ciel. Je me suis assis sous un arbre. À côté de moi, un épouvantail en costume trois-pièces tenait un panneau « Moi aussi j’attends l’amour »
Et puis est venu le concert du soir. Un petit groupe local a enflammé la scène installée près des épouvantails. Le village s’était transformé en théâtre à ciel ouvert.
Le grenier sous les noyers
En descendant dans le champ à proximité, je suis tombé sur un vide-grenier installé à l’ombre des noyers. Il y avait là des piles de vieux livres, des assiettes ébréchées, des poupées un peu fatiguées, des trésors d’un autre temps. J'ai trouvé de vieilles tasses de la marque vintage Duralex, un appareil jetable emballé datant des années 2000 et une bague fantaisie.

Derrière les murs, les ateliers
Derrière les façades en pierre blonde, il y a des ateliers d’artistes : peintres, céramistes, sculpteurs… J’ai poussé la porte d’une galerie minuscule, où une dame aux cheveux gris peignait des visages en terre sur des planches de noyer. « C’est mon refuge », m’a-t-elle dit. En me promenant dans les ruelles, j’ai senti combien ce festival ne tombait pas du ciel. Un peu bizarre, mais aussi humble, inventif et vivant... Paradoxal pour des bonhommes en paille.








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