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J'ai vu le film "une année italienne"

  • Photo du rédacteur: Alice Joly
    Alice Joly
  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture

Dimanche dernier, le cinéma CGR Le Dragon du centre ville de La Rochelle organisait une journée de festival consacré à quatre films européens d'art et essai. Une année italienne est un film qui ne sortira officiellement en salle qu'à l'été 2026. Il faudra patienter, mais ne pas rater sa sortie, qui vaut assurément le coup.


Un retour au lycée dans les années 2000

Trieste, au début des années 2000. C'est le moment où la réalisatrice Laura Samani est au lycée. D'ailleurs, elle était elle même dans le lycée Marie Curie, dans lequel le film a été principalement tourné. Les personnages, même si sont encore loin des réseaux sociaux, sont confrontés à certaines problématiques contemporaines : le harcèlement, l'exclusion et le rejet du fait de la différence.


Fred est suédoise, elle arrive dans un lycée dans lequel il n'y a que des garçons. L'intégration est complexe. Mais l'histoire devient surtout très touchante dès lors qu'elle se lie d'une grande amitié avec celui qui l'excluait à son arrivée. Ce dernier est ami avec deux autres jeunes, qui deviendront eux aussi très vite ses très bons amis. Au delà de l'amitié, Fred se rapproche peu à peu de l'un des garçons du groupe. La tension monte progressivement entre les deux protagonistes. La relation est belle, délicate et sincère. Une histoire d'amour débute, qui sera néanmoins perturbée par un autre évènement... Doutes, surprises et remises en questions sont au programme de ce récit émouvant.


La colorimétrie aux nuances vintages nous replonge aussi directement dans l'Italie de début de siècle. Les plans sont subtilement alternés, entre scènes d'intimité, festivités et émotions brutes reflétées. L'ambiance général du film est riche, intense et pleine, tout comme le sont les années lycée. Malgré les différences culturelles, et la barrière de la langue, les personnages parviennent à trouver ce qui les rassemblent et s'assemblent finalement très bien.


Un casting à la hauteur

C'est la première fois que les comédiens jouant les personnages principaux passent à l'écran. Et le défi est largement relevé. L'équipe de réalisation du film a réalisé des castings sauvages en Italie, dans des pubs, dans des salles de spectacle... pour y dénicher ses comédiens. Pareil à Stockolm, en Suède, où le personnage de Fred a été reperé. La complicité nouée entre les personnages est riche, tendre et particulièrement attachante.


Le film a d'ailleurs été choisi pour la sélection Officielle de la Mostra de Venise à la fin du mois d'août dernier. Le comédien Giacomo Covi y a gagné le prix d'interprétation masculine pour son rôle dans le film. Un prix justifié.


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