D’être nul en volley
- Alice Joly
- 24 nov. 2025
- 2 min de lecture
La balle touche le sol. Mon coéquipier me tape dans le dos. Un high five à droite, un à gauche, un haut et un bas : « Allez les gars ! C’est ça du volley ! ». Malgré toute cette joie, l’autre équipe continue à servir. Parce qu’on n’a même pas gagné le point. On est juste contents parce que j'ai réussi à la passer au-dessus du filet.
À peu près, c’est comme ça que s’est passée ma toute première partie de volley. Trois sets sur trois perdus... c'était pas vraiment ce que j’avais prévu. Parce que bien sûr, quand les adversaires ont gagné le match, ils jouent quand même le dernier set juste pour nous humilier.
Non, quand je me suis inscrit au volley, j’espérais un entraînement tranquille par semaine et une chance de rencontrer quelques Français. Au lieu de ça, on nous a directement répartis en équipes et il fallait obtenir une licence de compétition pour pouvoir continuer.
À un moment, j’ai juste envie de râler contre cette attitude française trop ambitieuse qui envoie directement les débutants à la première compétition venue et qui fait passer des examens où la moyenne est moins de la moitié des points. Mais en même temps, ça a ses avantages.
Je prends le métro pour rentrer avec un coéquipier sans parler de la défaite. Nous étions condamnés dès le départ, pourquoi se tracasser ? Le lendemain, je reçois les résultats d’un examen : 11/20. Validé avec une marge d’un point ! Je n’aurais pas pu rêver mieux avec ces exercices impossibles.
Oui, quelque part, je pense que cette attitude trop ambitieuse me fait du bien. Bien sûr, on se fait toujours écraser par des pros du volley de 2 mètres ou des professeurs qui pensent que tous les étudiants sont Newton. Mais sans repère raisonnable de ce qui est une « bonne performance », on ne peut rien faire d’autre que de donner le meilleur de soi-même.
Donc j’attends avec impatience le prochain match !
Nous allons perdre.
Elias Rydz Wullens



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