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J’ai visité Prague au coucher du soleil

  • Photo du rédacteur: Jules Bichet
    Jules Bichet
  • 11 mai
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 mai

À Prague, le ciel est vaste, d'un bleu que seuls les élans orangés de la fin de journée viennent nuancer. Ce ciel semble avoir été spécialement choisi pour accompagner les promeneurs à travers ses ruelles pavées et ses parcs pas encore verdoyants. J’ai envie de raconter cette dernière marche, celle qui précède le départ, celle qui prolonge plusieurs journées heureuses dans la capitale tchèque par quelques pas. Cette dernière marche avant de quitter une ville qui m’a fait chavirer par son élégance. 

Crépuscule sur la Vltava à Prague, face à la silhouette baroque du Clementinum  qui se reflète dans l’eau calme
Crépuscule sur la Vltava à Prague, face à la silhouette baroque du Clementinum qui se reflète dans l’eau calme

Derniers pas dans la ville aux cent clochers

Ma valise en main, je monte à bord d’un des plus anciens trams de la ville, ceux à la silhouette intemporelle, rouge, avec quelques éléments métalliques et du fil et du bois patiné. Il finit par me déposer doucement au pied du parc Letná. Je ne prends pas les escaliers pour y monter, mais un chemin en pente, celui des gourmands qui ne peuvent pas s'mpêcher d'aller voir le soleil se coucher sur la ville Là-haut, la Fontána se sochou Herkula veille avec grandeur. Un Métronome géant, symbole imposant du temps qui passe avec rythme, bat une mesure silencieuse. Sur le passage, la Letna Ball Room ouvre un balcon sur Prague : la ville s’y étale dans une harmonie de toits rouges et de flèches dorées, baignée d’une lumière dorée. C’est une vue à couper le souffle, une image qui s’imprime doucement dans la mémoire, et les pages des meilleurs guides touristiques. 


L’ombre de Saint-Guy

J’avance ensuite vers la silhouette gothique de la cathédrale Saint-Guy. Plus je m’en approche, plus le soleil descend, caressant ses pierres d’une lumière chaude. Je n’ai pas le temps de m’attarder, encore moins de me renseigner comme il le faudrait, mais je me laisse traverser par cette impression d’histoire, de verticalité, de grandeur.  Le château s’ouvre par une immense porte gardée par des hommes en uniforme. J’hésite, croyant pénétrer un domaine privé, avant de comprendre que les visiteurs sont les bienvenus. Je traverse la cour, impressionnée, puis amorce la descente vers le Pont Charles.


Prague est aussi une ville à déguster. En traversant les parcs Holubička et Cihelná, je m’offre une douceur locale, le trdelnik, un gâteau dont je prolonge chaque bouchée. L’horloge astronomique, de son côté, attire encore les regards : tout le monde s’approche, attend, scrute le mécanisme comme s’il allait dévoiler un mystère.


Un au revoir inattendu

La nuit tombe doucement. Je traverse la vieille ville, ses ruelles animées. L’ambiance devient feutrée, presque intime et je rejoins la gare centrale sur un parterre de pavé qui, à force de tirer ma valise, commence à me faire mal au poignet. J’y suis un peu trop en avance, mais ce sera l’occasion de ralentir encore un peu. À l’intérieur, des inconnus m’invitent à leur table. Je m’assois. On partage un café, un chocolat, une glace en libre service, offerte par la compagnie nationale tchèque. C’est inattendu, les gens sont sobres mais généreux. En repartant, c’est le sourire aux lèvres que je monte dans le train vers la Pologne. J’ai découvert Prague non seulement avec mes yeux mais aussi avec le cœur. Une ville lumineuse au crépuscule. Une ville qui se donne à qui sait marcher lentement, jusqu’au bout de la nuit.



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